
Maigan & Louve-Blanche À LA DÉCOUVERTE DES AMÉRINDIENS...SUR LE CHEMIN DE BEAUTÉ ET D'HARMONIE |
| | |
| Auteur | Message |
|---|
maigan le loup co-administrateur


Inscrit le : 01 Avr 2008 Messages : 115 Localisation : STMADELAINE
 | Sujet: les premiers habitants Mer 2 Avr - 18:23 | |
| [size=18][size=12][b][size=9] Le ciel des prmiers habitants Les Amérindiens Les étoiles faisaient partie intégrante de leur vie Les Amérindiens du Canada avaient, avant l'arrivée des Européens, une conception très imagée du ciel étoilé. Pour plusieurs peuplades, tout ce qui se trouvait dans la nature était vivant, y compris les objets célestes comme la Lune, le Soleil et les étoiles.itants Chez les Amérindiens, la Terre est plate et les objets célestes tournent autour. Les planètes du système solaire ne sont pas considérées comme des planètes, mais comme de grosses étoiles plus brillantes que les autres. Quant au Soleil et aux étoiles, ils sont simplement vus comme des lumières qui se déplacent sur la voûte céleste, qui est solide. Cependant, pour la plupart des sociétés amérindiennes, chaque étoile est un être sacré puissant, un esprit. L'étoile polaire, qui est toujours fixe dans le ciel, était connue des premières nations. Comme cet astre se trouve aligné sur le Pôle Nord, les Amérindiens l'utilisaient fréquemment pour s'orienter lors de leurs voyages. Les Iroquois orientaient même leurs maisons longues selon les quatre points cardinaux de façon à ce que le Soleil se lève vis-à-vis la porte d'entrée et se couche vis-à-vis celle de la sortie. Plusieurs étoiles étaient regroupées en constellations, la plupart étant associées à un mythe dans lequel l'histoire servait à transmettre un enseignement aux plus jeunes. Quelques constellations, comme les Pléiades ou la Grande Ourse par exemple, étaient même utilisées pour marquer les saisons. C'est le cas de cette légende Mi'kmaq du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse : |
|  | | Petite Louve Membres


Inscrit le : 06 Avr 2008 Messages : 207 Localisation : Côte-Nord, Québec
 | Sujet: Re: les premiers habitants Mar 8 Avr - 18:30 | |
| Maigan, je me permets ici de donner la suite...
Légende Mi'kmaq du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse : Un jour de printemps, Mère Ourse se réveilla après avoir hiberné tout l'hiver. Ayant très faim, elle se mit immédiatement en marche dans le but de trouver de la nourriture. Petit Poussin, qui avait aussi très faim, l'aperçut et décida de la chasser. Étant trop petit pour chasser seul, il fit venir six de ses amis pour l'aider.
Après avoir chassé tout le printemps et l'été, les chasseurs les plus lents et les plus lourds, en commençant par les deux hiboux, volèrent de plus en plus bas et perdirent éventuellement la piste de Mère Ourse. Geai Bleu et Pigeon furent les deux prochains chasseurs à abandonner.
Au milieu de l'automne, Petit Poussin, Rouge-Gorge et Geai Gris rattrapèrent Mère Ourse. N'ayant plus le choix, elle se retourna et combattit. Rouge-Gorge décocha une flèche et blessa Mère Ourse. Il sauta ensuite sur elle et la tua. Étant complètement taché de sang, il se secoua près des arbres de la forêt qui prirent alors la couleur rouge. C'est d'ailleurs pour cette raison que désormais, à chaque fois que l'automne arrive, les feuilles des arbres se colorent d'un rouge vif. Malgré tous ses efforts, Rouge-Gorge fut incapable d'enlever tout le sang qui maculait sa poitrine et depuis ce temps, celle-ci arbore cette couleur.
Les trois amis mangèrent ensuite Mère Ourse et laissèrent son squelette sur place. Pendant l'hiver, l'esprit de Mère Ourse quitte le ciel et vient de nouveau habiter une ourse qui dort. La même ourse se réveille alors au printemps et la chasse de Petit Poussin et ses amis recommence jusqu'à ce que Mère Ourse soit tuée de la même façon. Depuis, l'histoire se répète ainsi d'année en année.
Cette légende montre comment la position de la Grande Ourse dans le ciel pouvait servir à marquer le début de l'automne. Au Canada, les sociétés amérindiennes utilisaient un calendrier lunaire comptant 10 mois, avec 30 jours à chaque mois. On sait que pour les Amérindiens de l'est du Québec, l'année commençait l'automne. Cependant, aucune information n'est disponible quant à la façon dont ils pouvaient en déterminer le début exact, leur connaissance du moment des équinoxes et des solstices semblant inexistante avant l'arrivée des premiers Européens... _________________
 |
|  | | Petite Louve Membres


Inscrit le : 06 Avr 2008 Messages : 207 Localisation : Côte-Nord, Québec
 | Sujet: Re: les premiers habitants Mar 8 Avr - 18:36 | |
| L'étoile polaire, qui est toujours fixe dans le ciel, était connue des Amérindiens. Voici une légende qui explique pourquoi il en est ainsi. Elle provient des Pieds-Noirs de l'Alberta :
Deux soeurs qui dormaient à la belle étoile se réveillèrent avant l'aube en regardant le ciel. L'une d'elle, pointant vers l'Étoile du Matin (Vénus), dit : « Je trouve cette étoile si belle que je la prendrais pour mari ».
Quelques jours plus tard, la même jeune femme rencontra un bel étranger dans la forêt alors qu'elle transportait du bois. Voyant qu'il la regardait, elle lui demanda : « Que me veux-tu? »
« Je suis Étoile du Matin. Tu me voulais comme mari alors me voilà », dit le jeune homme. Puis il lui mit une plume dans les cheveux et lui demanda de fermer ses yeux. Ils s'envolèrent ensuite dans le ciel jusqu'au Pays Céleste.
Les parents d'Étoile du Matin, Lune et Soleil, accueillirent la jeune femme avec joie. Lune lui donna même en cadeau une belle bêche pour déterrer des racines. « Tu pourras ainsi cueillir des légumes dans notre jardin. Cependant, tu ne dois pas toucher au navet sacré, sans quoi il nous arrivera malheur. »
Le temps passa et la jeune femme finit par donner naissance à un bébé. Un jour qu'elle était à l'extérieur avec l'enfant, elle se décida à déterrer le navet sacré. À sa grande surprise, elle constata qu'elle pouvait voir sa tribu et son ancien campement par le trou laissé par le navet.
Lorsqu'Étoile du Matin sut ce qu'elle avait fait, il lui dit : « Tu dois maintenant retourner chez les tiens avec l'enfant. Mais attention, celui-ci ne doit pas toucher le sol durant les 14 prochains jours, sans quoi il reviendra à moi et deviendra une étoile. »
Malheureusement, ce qui ne devait pas arriver arriva, et l'enfant retourna au Pays Céleste par le trou laissé par le navet sacré où il resta coincé. C'est pourquoi, encore aujourd'hui, cette étoile est toujours fixe dans le ciel.
Certaines sociétés amérindiennes ont des légendes qui font référence aux mêmes constellations. En voici deux qui se rapportent aux Pléiades.
La première provient des Iroquois de l'Ontario :
Il y a plusieurs années, une tribu iroquoise se mit en marche vers ses terrains de chasse hivernaux situés près d'un grand lac dans le sud-est du Canada. Une fois arrivé, chacun s'empressa d'établir le campement et se mit à remplir ses tâches.
Huit enfants, fatigués d'aider leurs parents, prirent l'habitude de se réunir chaque jour à l'écart pour y danser pendant des heures. Un jour, un vieil homme couvert de la tête aux pieds d'un manteau de plumes blanches brillantes apparut et leur dit : « Si vous n'arrêtez pas, il vous arrivera malheur. »
Les enfants ne l'écoutèrent pas et continuèrent à faire des pauses de plus en plus longues où ils ne cessaient de danser. Jour après jour, le vieil homme vint les avertir jusqu'à ce qu'un soir, les enfants se mirent subitement à s'élever dans les airs. D'abord effrayés, ils prirent goût à la chose et poursuivirent leur danse mais rapidement, ils prirent conscience qu'en arrêtant, ils tomberaient vers le sol.
Le vieil homme secoua la tête et pensa: « Si seulement ils m'avaient écouté ». Peu de temps après, les gens du village s'aperçurent que les enfants flottaient très haut dans le ciel. Un des enfants reconnut la voix de son père et cessa de danser, mais tomba comme une étoile filante vers le sol. Depuis ce temps, les sept autres enfants dansent dans le ciel sans pouvoir s'arrêter.
La seconde légende qui fait allusion aux Pléiades provient des Assiniboins de Saskatchewan :
Sept frères vivant seuls dans les Plaines du Nord passaient leur existence à rechercher leurs parents. Toujours en déplacement, ils devaient continuellement trouver de la nourriture et un nouvel abri pour dormir. Fatigué d'une telle vie misérable, le plus jeune d'entre eux, qui jouait avec une toile d'araignée, dit : « Pourquoi ne pas nous transformer en quelque chose d'autre? Nous pourrions être plus heureux ainsi. »
« C'est une bonne idée, mais en quoi devrions-nous nous changer? », se dirent-ils.
« Pourquoi ne pas se transformer en rochers? », dit l'un d'eux. « Ne soit pas stupide », dit un autre. « Les rochers peuvent se briser. »
« Les arbres ne se brisent pas, ils plient avec le vent » ajouta un des frères. « Même les grands arbres sont emportés par le vent et les tempêtes », rétorqua un autre.
L'après-midi s'écoula ainsi sans que les sept frères ne retiennent une solution, puis la nuit s'installa.
« Pourquoi ne pas prendre la forme de la nuit? La nuit n'est jamais détruite! », dit un des frères. « La nuit a peur de la lumière et fuit lorsque le jour arrive », dit un autre.
« Alors pourquoi ne pas se transformer en étoiles? », dit le plus sage des frères. « Elles habitent le ciel et ne meurent jamais. »
Les sept frères trouvèrent qu'il s'agissait là de la meilleure idée. Le plus jeune des frères disposa alors chacun de ses frères dans le ciel à l'aide de la toile d'araignée. Il en plaça trois à sa droite et trois à sa gauche, puis il prit place au milieu. Ils y sont tous encore aujourd'hui.
Source: site Astro-Canada _________________
 |
|  | | Petite Louve Membres


Inscrit le : 06 Avr 2008 Messages : 207 Localisation : Côte-Nord, Québec
 | Sujet: Re: les premiers habitants Mar 8 Avr - 18:41 | |
| Les Inuits
Leur connaissance des étoiles leur servait surtout à s'orienter dans un environnement hostile où les points de repères étaient rares.
Les peuples inuits vivant dans le Grand Nord canadien ont accès au ciel noir pendant de longues périodes continues. Au Pôle Nord, par exemple, le Soleil se lève et se couche une seule fois par année. Contrairement à la croyance populaire, la nuit polaire ne dure pas six mais quatre mois et demi par année. En effet, l'inclinaison de la Terre fait en sorte que l'aube et le crépuscule s'étirent sur plusieurs semaines au Pôle, ce qui réduit la durée de la nuit de six semaines par an. Avec des nuits si longues, on pourrait penser que les peuples de l'Arctique ont amassé des connaissances approfondies en astronomie. Il n'en est cependant rien.
La durée pendant laquelle les peuples nordiques ont accès au ciel étoilé est en fait beaucoup plus courte que quatre mois et demi, même pour les Inuits vivant loin du Pôle. Plusieurs facteurs en sont responsables. Le premier est la Lune. La Lune se lève et se couche une fois par mois et lorsqu'elle éclaire le ciel, sa lumière est réfléchie par la neige et la glace vers le firmament, ce qui empêche de bien voir les étoiles.
La neige elle-même est également un facteur déterminant : soulevée par le vent, elle forme en altitude un brouillard qui masque les objets célestes. Les nuages et les aurores boréales contribuent également à cacher les étoiles. Enfin, le froid intense rend les nuits d'observation plutôt difficiles.
Ainsi, les Inuits n'ont accès au ciel étoilé que pendant au plus deux mois et demi par année, si on tient compte de la présence de la Lune, et à seulement deux mois par année, si on tient compte des autres facteurs. En résumé, en plus de composer avec des conditions difficiles, les peuples du Nord disposent donc de peu de temps pour étudier les étoiles.
Pour les anciens Inuits, la Terre (Nunarjuaq en langue inuktitut) est plate, stationnaire et les objets célestes tournent autour. Elle occupe aussi le centre de l'Univers. La Lune (Taqqiq) est un disque de glace plat et le Soleil (Siqniq), une boule de feu. Si l'astre solaire disparaît sous l'horizon pendant plusieurs mois, c'est que pendant l'hiver, le froid et le givre l'appesantissent au point où il ne peut plus se lever dans le ciel.
Les planètes du système solaire, quant à elles, sont considérées comme de grosses étoiles et les étoiles, comme des trous dans la voûte céleste. Fait étrange cependant, l'existence de l'étoile polaire, cette étoile qui demeure toujours fixe dans le ciel et autour de laquelle tous les objets célestes semblent tourner, était inconnue des peuples du Nord.
Seulement 33 étoiles étaient familières aux anciens Inuits et uniquement 6 ou 7 portaient un nom. Parmi elles, quelques-unes leur servaient à s'orienter lors des déplacements. Quant aux autres étoiles, elles étaient regroupées en 16 constellations, la plupart étant associées à un mythe où humains et animaux occupaient les rôles principaux.
En voici un exemple qui provient des Inuits de l'est de l'Arctique canadien et qui met en vedette les trois étoiles du baudrier d'Orion :
Quatre hommes poursuivaient un ours. Celui-ci finit par fuir en grimpant dans le ciel et les chasseurs décidèrent de le suivre. Au fur et à mesure qu'ils montaient de plus en plus haut, un des Inuits échappa une de ses mitaines et décida de retourner sur Terre pour la chercher. Les autres chasseurs continuèrent leur poursuite dans le ciel et on peut encore les voir aujourd'hui, l'un derrière l'autre, poursuivre l'ours.
Cette histoire nous est parvenue grâce à l'Inuit qui est revenu sur Terre chercher sa mitaine.
Chez les Inuits, la mesure du temps se faisait en comptant les moments où la Lune était pleine. Le calendrier était donc lunaire et comptait 13 mois. L'année débutait à des moments différents pour les différentes sociétés inuites, tout dépendant de leur latitude sur le globe. Le signal marquant la nouvelle année était cependant le même pour toutes les tribus : c'était le moment où, après la longue nuit polaire, le Soleil apparaissait à nouveau au-dessus de l'horizon; ce qui se produit à des dates différentes selon la position des Inuits dans le Grand Nord.
Légendes inuites Une mythologie où la Lune occupe une place importante
Les légendes inuites sont, comme les légendes amérindiennes, très imagées. L'une d'elle raconte comment la lumière fit son apparition sur Terre. Elle provient des Inuits du centre de l'Arctique canadien :
Au début, tout était obscurité et il n'y avait pas de lumière sur Terre. Il était impossible de voir le sol, les animaux et les hommes. Fait étrange, un animal pouvait se transformer en homme et un homme en animal. Il y avait différents animaux comme des ours, des lièvres et des renards. Cependant, au moment où ceux-ci se transformaient en hommes, ils devenaient tous identiques : ils parlaient la même langue, habitaient le même genre de maison et chassaient de la même manière.
C'est à cette époque que les mots magiques furent créés. Un mot dit au hasard d'une conversation pouvait subitement acquérir un pouvoir magique, sans que personne ne puisse expliquer comment.
Un jour, une conversation s'engagea entre un renard et un lièvre. Le renard répétait sans cesse le mot « Obscurité! » car il aimait celle-ci puisqu'elle lui permettait de voler les prises des humains. Le lièvre, pour sa part, répétait le mot « Jour! », car celui-ci l'aiderait à se trouver un endroit où se nourrir.
Soudainement, la lumière fut et l'obscurité fit place au jour : le mot dit par le lièvre était plus puissant que celui prononcé par le renard. Depuis ce jour, la nuit et le jour alternent sur Terre, le renard et le lièvre y trouvant son compte à tour de rôle.
Chez les Inuits, le Soleil est en général associé à une femme et la Lune à un homme. Voici une légende qui fait exception à la règle. Elle provient des Inuits de Repulse Bay, au Nunavut :
Il y a très longtemps, après la création du monde, un puissant magicien acquit un si grand pouvoir qu'il parvint à se hisser dans les cieux. Il amena avec lui sa sœur, qui était d'une grande beauté, et un feu, auquel il ajouta tant de combustible que celui-ci devint le Soleil.
Le frère et la sœur vécurent longtemps en harmonie jusqu'au jour où la discorde s'installa entre eux et que le frère en vint aux coups, marquant le visage de sa sœur d'une brûlure qui la défigura. La jeune femme quitta alors son frère pour se réfugier dans les cieux où elle devint la Lune. Depuis ce jour, il ne cesse de la poursuivre avec son feu sans jamais pouvoir l'atteindre.
L'Homme-Lune est un personnage important chez les Inuits. De nombreuses légendes en font mention. En voici une qui nous parvient des Inuits de l'est de l'Arctique canadien :
Un puissant angakoq (sorcier) décida d'aller visiter la Lune. À sa demande, on lui attacha les mains avec une lanière de cuir puis on éteignit les lampes de sa hutte. Le sorcier pria ensuite son tormaq (esprit protecteur) afin qu'il le transporte vers la Lune, ce qui se produisit dans l'instant.
Une fois arrivé, le sorcier comprit que la Lune était une maison. Il y entra et vit sur la gauche une très belle femme, le Soleil, qui s'empressa d'éteindre la lampe située devant elle. L'Homme-Lune vint alors lui souhaiter la bienvenue et lui dit : « Ma femme et moi allons exécuter une danse. Il est important de ne pas rire sans quoi il t'arrivera malheur ».
Le couple se mit alors à danser et le sorcier à regarder. À sa grande surprise, il constata que la Femme-Soleil n'avait pas de dos, de colonne vertébrale et d'entrailles; seuls un cœur et des poumons occupaient sa cage thoracique. La danse était si étrange et les grimaces du couple si drôles, que le sorcier prit la fuite, car il avait peine à ne pas rire.
Peu après, le sorcier se décida à retourner dans la maison et parvint à ne pas rire. Une fois la danse terminée, l'Homme-Lune le reçut avec hospitalité et lui fit visiter sa maison. Dans une pièce, il vit de grands troupeaux de cervidés qui se baladaient dans de vastes plaines. Dans une autre pièce, il vit de nombreux phoques nager dans un océan. L'Homme-Lune le laissa en choisir un de chaque et les lui donna.
Une fois revenu sur Terre, le corps du sorcier, qui était demeuré immobile et sans âme, se ranima, et à la surprise de tous, ses liens étaient défaits, sans que personne n'y ait touché. Le sorcier raconta alors tout ce qu'il avait vu lors de son voyage sur la Lune.
L'Homme-Lune est souvent vu comme un esprit fort et juste. Cette légende des Inuits du Labrador en fait foi :
Un jeune orphelin vivait dans une famille qui le traitait mal. Il dormait dans le tunnel d'entrée avec les chiens et ne mangeait que des restes. Seule la plus jeune des filles de la maison le traitait bien.
Une nuit, alors qu'il était étendu sur le sol à regarder la Lune, il réfléchit à un moyen de s'évader. Or, plus il fixait la Lune, plus il avait l'impression d'y voir un visage humain. Une fois convaincu de l'existence du visage, il pria l'Homme-Lune de venir l'aider à s'échapper.
L'Homme-Lune l'entendit et descendit sur Terre. Il prit le jeune orphelin avec lui et l'amena sur la plage où il le flagella avec un fouet. À chaque coup qu'il recevait, le garçon devenait de plus en plus grand et fort. Une fois terminé, l'Homme-Lune retourna dans le ciel. L'orphelin resta sur la plage et se pratiqua toute la nuit à soulever de gros blocs de pierre et à les lancer au loin.
Le matin venu, le garçon retourna à la maison et terrassa tous ceux qui avaient été méchants avec lui à l'exception de la jeune fille qui le traitait bien. Elle devint sa femme et lui, le chef du village.
Source: site astro-canada _________________
 |
|  | | |
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|